Quelque part au nord-est de l'Europe centrale, il y a environ 30 000 ans, dans un clan de chasseurs de mammouths aux mœurs féroces, Waâ, une femme de statut inférieur donne naissance à une petite fille.
    Envers et contre tout, elle parvient à préserver la vie de cette enfant un peu étrange. La fillette grandit dans le mépris et l'indifférence en prenant peu à peu conscience de sa singularité. Son obstination à survivre finit par lui valoir l'estime de l'un des hommes du clan, Owk, un jeune chasseur ombrageux et talentueux. Entre les exploits individuels et les grandes chasses collectives qui rythment leur existence, une relation complexe se développe entre ces deux fortes personnalités.
    Tiraillée entre ces deux mondes, convaincue d'être mandatée par de puissants esprits pour l'accomplissement d'une tâche qu'il lui reste à découvrir, Iktia se lance dans une quête d'identité, à la rencontre des ses origines.
    Après bien des péripéties et des malentendus, la jeune femme parviendra-t-elle à imposer ses visions et à découvrir ce pouvoir dont elle se croit investie ?

Ecouter un extrait audio :  

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

 

La trilogie " L'Odyssée du dernier Néandertal", c'est aussi :

 

Volume 1 Volume 3

 

 

Son sang coule-t-il dans nos veines ?

La question de l’hybridation entre l’homme de Neandertal
et l’homme de Cro-Magnon.

 

    À ce jour, aucun fossile hybride incontestable n’a été découvert. Les quelques cas envisagés, incomplets, mal datés ou provenant d’un sujet jeune aux traits insuffisamment différenciés, ne font pas l’unanimité. Mais s’agissant d’une période très ancienne, dont ne subsistent que de rares fossiles humains, souvent limités à quelques dents et fragments de crânes, parfois difficiles à classer, cette absence n’est pas significative car la probabilité de découvrir les restes d’un hybride avec toutes les conditions requises pour garantir son authenticité, est évidemment très faible.
    Les récents progrès de la génétique, notamment à travers l’examen de l’ADN fossile, suscitent beaucoup d’espoir mais les fossiles permettant ce type de recherches sont très peu nombreux et les rares molécules d’ADN présentes dans ces restes anciens ne correspondent qu’à une infime portion du génome de ces personnes. Par ailleurs, les risques de contamination moderne, difficiles à contrôler, ne sont pas négligeables.
    Les analyses effectuées concordent cependant à mettre en évidence les différences entre ces deux lignées humaines dont la séparation daterait de plus ou moins 500 000 ans. Mais même si l’on juge ces analyses suffisamment probantes pour refuser à l’homme de Neandertal le statut d’ancêtre de l’homme actuel, cela ne signifie pas pour autant absence d’hybridation. Il convient en effet de distinguer la divergence génétique de l’interfécondité, faculté de deux espèces proches à se croiser, qui relève d’une potentialité et repose sur des critères multiples, difficiles à définir précisément. Une longue proximité géographique entre deux espèces voisines peut contribuer à l’engendrement spontané d’hybrides non stériles sans qu’il y ait production d’une lignée commune. Ce phénomène, qui n’est pas rare chez les oiseaux, a aussi été observé chez certains mammifères. Or, la divergence phylogénétique des animaux en question (moment de la séparation des deux espèces) est beaucoup plus ancienne que celle de l’homme de Neandertal et de l’homme moderne.
    Compte tenu d’une contemporanéité estimée à plus de 10 000 ans en Europe et au Moyen-Orient, l’hypothèse de l’assimilation d’une fraction de la population néandertalienne par le fait de quelques hybridations ou métissages ponctuels et localisés, conjecture qui prend en compte le facteur géographique, les faibles effectifs humains de cette époque, leur dispersion et leur isolement, mais aussi les réticences que l’on peut envisager de part et d’autre, ne peut être écartée. Des analyses récentes d’ADN nucléaire, en mesure de nous apporter des précisions sur les caractères des individus, tendraient d’ailleurs à confirmer qu’une proportion de 1 à 4 % de notre génome serait d’origine néandertalienne. Cette question ne constitue cependant que l’un des nombreux sujets de controverse qui jalonnent l’histoire de la recherche en préhistoire.
    En dehors des quelques certitudes dont nous disposons aujourd’hui, la part de mystère irréductible qui entoure cette période lointaine contribue à la fascination qu’elle exerce sur nous.
    Aussi séduisantes soient-elles, les différentes approches concernant les comportements de nos ancêtres, leurs coutumes, leurs mœurs, leurs croyances, leurs pensées, leur sensibilité, leurs conceptions du monde, restent des opinions ou des interprétations forcément tributaires de la subjectivité de leurs auteurs. Entre les quelques repères incontestables dont nous disposons, subsistent de vastes espaces vierges à l’intérieur desquels l’imagination peut vagabonder librement.

     Voir, au sujet de l'hybridation, cet excellent article tiré du blog "Passeur de Sciences" :

L'homme qui ne descendait pas d'Adam

 

 

 

 



   AO L'Odyssée du dernier Neandertal / (c) 2010 Dilem, C. Troilo, M. Klapczynski - Tous droits réservés / Crédits et Informations Légales / Mise à jour : 09-07-2016 Dilem